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Comment suivre les présences dans un club d'arts martiaux
Nikolay Kazmin · Fondateur · 2e dan de karaté et de ju-jitsu · Mis à jour le 17 octobre 2026
Pour suivre les présences dans un club d’arts martiaux, il vous faut une liste de référence de vos élèves et un registre prêt avant leur arrivée, afin de noter chacun au moment où il franchit la porte. Chaque outil a ses inconvénients. Le papier demande d’imprimer et de dater une nouvelle feuille chaque mois, ne se partage pas et doit être saisi sur un ordinateur avant que quiconque puisse compter quoi que ce soit. Un tableur se partage facilement mais demande la même préparation mensuelle, et son interface a été conçue pour un écran d’ordinateur, pas pour un téléphone à la porte. Une appli supprime la préparation et la ressaisie, au prix d’un abonnement et d’une connexion internet.
Créez une liste de référence de vos élèves
La plupart des problèmes de registre commencent par les noms. La même enfant s’appelle « Marie Petit » sur la feuille du lundi et « Mimi » dans le téléphone d’un sensei, et à la fin du mois personne ne sait dire combien de fois elle s’est entraînée. Créez une liste de référence et gardez-y tout ce qui concerne chaque élève : nom complet, groupe, date d’inscription, ceinture actuelle, téléphone et e-mail. Chaque registre de présence reprend les noms de cette liste. Une feuille par groupe convient aussi, à condition que chaque élève n’apparaisse que dans une seule.
Gardez la liste dans le cloud, sur Google Drive ou OneDrive, pour ne pas la perdre avec un ordinateur portable en panne, et partagez-la avec les autres senseis. Nettoyez-la une fois, au moment de la créer : fusionnez les doublons et fixez une seule orthographe par nom. Le RGPD demande que les données personnelles soient exactes et tenues à jour, alors corrigez un numéro erroné dès que vous le remarquez et retirez de la liste active les élèves qui sont partis.
Que doit contenir une liste de présence en arts martiaux ?
Une liste de présence en arts martiaux a besoin de quatre informations par présence : l’élève, son groupe, la date de l’entraînement et s’il était présent ou non. Reprenez l’élève et le groupe de votre liste de référence pour que les noms correspondent. Laissez les cotisations, les ceintures et les coordonnées sur la liste de référence, pour que le registre reste rapide à remplir à la porte.
- Élève : le nom exactement tel qu’il figure sur la liste de référence.
- Groupe : le groupe d’origine de l’élève, par exemple Enfants 7-11 ans ou Adultes. Il ne change pas, même le jour où l’élève s’entraîne avec un autre groupe.
- Date d’entraînement : une colonne par entraînement, soit huit ou neuf colonnes pour un mois de cours le lundi et le mercredi.
- Statut : présent ou vide. Certains clubs ajoutent « excusé » pour une blessure connue ; je ne l’ajouterais que si quelqu’un s’en sert vraiment.
Gardez les cotisations hors de la feuille de présence. Je séparerais les deux registres, même quand c’est le même sensei qui s’occupe des deux. Un élève qui a manqué trois entraînements en octobre doit quand même son mois d’octobre. Quand les deux sont dans la même grille, une case de présence vide finit par ressembler à un mois impayé. Un suivi des cotisations à part, avec l’élève, le mois, le montant et la personne qui a reçu l’argent, règle à lui seul la question des paiements.
Pourquoi tenir un registre. Dans un petit club, les raisons sont simples : compter les entraînements avant un passage de grade, remarquer un élève qui n’est pas monté sur le tatami depuis trois semaines, et savoir quels enfants étaient dans la salle un soir donné. Le manuel des clubs de l’Irish Judo Association cite les registres de présence des élèves et de l’encadrement parmi ses pratiques de protection de l’enfance, à côté d’un système d’inscription pour chaque enfant.
Suivre les présences dans un club d’arts martiaux pendant l’entraînement
Une fois la liste et les colonnes fixées, la routine consiste surtout à avoir le registre en main quand les élèves arrivent.
Notez les élèves au moment où ils franchissent la porte. Les arrivées s’étalent sur les dix minutes qui précèdent l’entraînement, un temps qui sinon se passe à attendre. Noter chaque élève à son entrée met ce temps à profit, et le groupe commence à l’heure avec le registre déjà fait. Celui qui est passé pendant qu’un parent vous glissait un mot reçoit sa croix quand le groupe s’aligne.
Qui note : le sensei ou les élèves. La plupart des guides de logiciels mettent en avant les bornes et les applis pour les membres, où les élèves s’enregistrent eux-mêmes, ce qui convient à une grande salle avec un accueil. Un sensei à temps partiel dans un gymnase scolaire loué n’a pas d’accueil, les téléphones des enfants sont au vestiaire, et un cahier d’émargement près de la porte ne reste complet que tant que quelqu’un le vérifie. Pour un groupe de 15 à 30 élèves avec un seul sensei, je pense que l’appel fait par le sensei à la porte est plus rapide et plus fiable. Votre club veut peut-être que les élèves s’enregistrent eux-mêmes, ou lier le nombre de cours aux exigences de chaque ceinture. Un système complet comme Gymdesk ou Kicksite est fait pour cela, avec enregistrement sur borne et suivi des grades (en octobre 2026).
Retards et départs anticipés. Ajoutez un retardataire quand il monte sur le tatami, et non de mémoire une fois rentré chez vous. Un élève qui part au bout de vingt minutes avec un poignet douloureux s’est quand même entraîné ce jour-là ; il reste donc noté présent, avec une courte note si cela compte pour votre club.
Corrigez une croix erronée dès que vous la remarquez. Sur papier, barrez-la d’un seul trait et paraphez-la au lieu de la gribouiller, pour qu’un autre sensei voie qu’une correction a été faite, et par qui. Dans un tableur ou une appli, il suffit de mettre la bonne marque.
Sur papier
Un registre papier est rapide à la porte et ne demande ni réseau ni batterie. Tracez une page par groupe et par mois, avec les noms de la liste de référence sur le côté et les dates d’entraînement en haut. Ses points faibles tiennent au travail autour : quelqu’un doit imprimer ou tracer une nouvelle feuille chaque mois et y inscrire les dates avant le premier entraînement, la feuille reste dans le sac d’un sensei où personne d’autre ne la voit, et les croix doivent être saisies dans un fichier sur ordinateur avant qu’on puisse les conserver en sécurité ou les compter pour un passage de grade.
Dans un tableur
Un tableur ajoute le comptage et le partage. Les totaux se calculent par formule, et une copie sur Google Drive ou OneDrive peut être ouverte par chaque sensei. La préparation mensuelle est la même que sur papier, un nouvel onglet avec les dates remplies, et l’interface a été conçue pour un écran d’ordinateur, pas pour un téléphone tenu à la porte pendant que les élèves défilent. Beaucoup de senseis finissent par noter sur papier et tout ressaisir à la maison. Si vous voulez un fichier prêt, la feuille de présence gratuite pour les arts martiaux a un onglet Élèves pour la liste de référence et un onglet de présences mensuel. Les noms s’y choisissent dans cette liste et les présents sont comptés pour vous.
Avec une appli
Une appli de présences supprime la feuille mensuelle et la ressaisie : les entraînements sont déjà là, chaque croix est enregistrée au moment où vous la mettez, et chaque sensei voit le même registre. Le choix de l’appli dépend de tout ce que vous voulez qu’elle fasse d’autre. Les systèmes complets de gestion de club comme Gymdesk, Kicksite ou Zen Planner couvrent les présences avec la facturation, le suivi des ceintures, les applis pour les membres et les outils de prospection, et leur prix est à l’avenant : d’environ 49 à 100 $ par mois pour un petit club (en octobre 2026). Si vous avez besoin de l’ensemble, c’est de l’argent bien dépensé. Si vous voulez seulement savoir qui est venu et qui a payé, vous payez la mise en place et l’abonnement pour une foule d’écrans que vous n’ouvrirez jamais.
Dojoto se situe à l’autre extrême, celui des outils au périmètre restreint. Le sensei ouvre l’entraînement du jour sur son téléphone et touche les visages de ceux qui sont venus ; les élèves et les parents n’installent rien, et les entraînements de chaque semaine apparaissent d’eux-mêmes à partir des horaires du groupe. Il gère les présences et les cotisations mensuelles, et rien d’autre, pour 5 € par mois pour tout le club après trois mois gratuits. Toute appli a besoin d’une connexion internet. Un appui passe généralement même quand le réseau est faible ; s’il échoue, le visage est entouré de rouge et il suffit d’appuyer à nouveau. Dans une salle en sous-sol sans aucun réseau, le papier est le meilleur outil.
Comment noter un élève d’un autre groupe ?
Notez-le sur le registre de l’entraînement auquel il a participé et laissez son groupe d’origine inchangé. Ainsi, le décompte de la séance est juste et l’entraînement compte quand même dans le total de l’élève. Prenez son nom dans la liste de référence plutôt que de le réécrire, sinon le club se retrouve avec deux fiches pour une seule personne.
Cela arrive plus souvent que ne le laissent entendre les guides de logiciels : un ado dont l’emploi du temps a changé vient au cours adultes du mercredi, ou deux groupes s’entraînent ensemble avant un passage de grade. Chaque méthode gère le visiteur un peu différemment.
| Méthode | Où va le visiteur | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Registre papier | Nom écrit à la main sous la liste du groupe, groupe d’origine entre parenthèses | Reportez ensuite l’entraînement sur la feuille de son propre groupe, sinon son total sera trop bas |
| Tableur | Une ligne dans l’onglet du mois, avec le nom choisi dans l’onglet Élèves | Retaper le nom crée un deuxième « élève » |
| Système de gestion complet | Dépend du produit ; certains n’affichent que les membres du cours à l’enregistrement, il faut donc rechercher le visiteur | Testez-le avec un visiteur pendant l’essai ou la démo avant de vous engager |
| Dojoto | Chaque entraînement affiche d’abord son propre groupe, puis le reste du club, accessible d’un simple appui | L’élève garde son groupe d’origine |
Le suivi des présences des élèves avec plusieurs senseis
Les clubs qui ont deux ou trois enseignants rencontrent un autre problème : deux personnes qui notent le même groupe, ou deux copies personnelles qui ne concordent jamais tout à fait.
C’est le sensei qui enseigne qui note. Convenez que celui qui dirige un entraînement le note. Si deux senseis enseignent ensemble, décidez à l’avance lequel tient le registre, car dans un tableur partagé deux personnes peuvent cocher la même séance depuis deux téléphones, et une correction peut écraser l’autre.
Faites la passation par écrit le soir même. Quand un sensei remplace un collègue auprès de son groupe, les questions en suspens (un visiteur pas encore sur la liste de référence, un enfant parti plus tôt sur blessure) partent le soir même dans une note ou un message. Pour une routine plus complète qui couvre aussi les espèces reçues sur le tatami, voyez comment plusieurs senseis peuvent partager les présences et les cotisations.
Décidez qui peut voir le registre. Le registre d’un groupe d’enfants montre quels soirs un enfant se trouve dans une salle connue. Le RGPD indique que les enfants méritent une protection spécifique de leurs données personnelles, et les recommandations de protection de l’enfance pour les clubs sportifs demandent que ces registres soient conservés en sécurité et partagés uniquement avec ceux qui en ont besoin : les senseis du club, pas une feuille punaisée près de la porte ni un lien dans la discussion de groupe des parents. Dans Dojoto, chaque sensei se connecte sur son propre téléphone et voit les groupes qu’il encadre, le propriétaire du club voit tout, et un appui met à jour d’eux-mêmes les écrans des autres senseis. Il ne garde pas d’historique de qui a modifié une présence, donc la règle du sensei qui enseigne s’applique toujours.
Quel que soit l’outil choisi, un registre fiable vient de deux habitudes tenues à chaque entraînement : une seule liste, et un registre prêt à la porte avant l’arrivée du premier élève. Téléchargez la feuille de présence gratuite pour commencer sur papier ou dans un tableur, ou découvrez comment Dojoto note les présences si vous préférez toucher des visages sur votre téléphone.
FAQ
Quelle est la façon la plus simple de faire l’appel en cours d’arts martiaux ?
Pour la plupart des petits clubs, le plus simple est que le sensei note chaque élève à son entrée, sur un registre qui contient déjà tous les noms. Cela met à profit l’attente avant l’entraînement, et le groupe commence à l’heure. Les retardataires sont ajoutés quand ils montent sur le tatami.
Comment compter les cours avant un passage de grade ?
Comptez les présences de chaque élève depuis son dernier passage de grade, pas depuis le début de la saison. Sur papier, il faut d’abord saisir les feuilles sur ordinateur ou additionner les croix à la main ; un tableur ou un registre exporté les totalise d’une seule formule. Fixez à l’avance le minimum du club et appliquez-le à tous.
Peut-on suivre les présences sur papier plutôt qu’avec une appli ?
Oui. Un registre papier convient bien à un petit groupe s’il reprend les noms de la liste de référence et si la feuille du mois est prête avant le premier entraînement. Ses limites : le partage entre senseis et la saisie des croix sur ordinateur avant de les compter, qui prennent plus de temps à mesure que le club grandit.
Les élèves doivent-ils s’enregistrer eux-mêmes en cours d’arts martiaux ?
L’enregistrement par les élèves convient aux grandes salles avec un accueil, une tablette et des membres adultes. Dans un petit club, surtout avec des groupes d’enfants, l’appel fait par le sensei à la porte est généralement plus rapide et plus complet. Cahiers d’émargement et bornes dépendent de la mémoire des élèves et de quelqu’un qui vérifie.
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